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combustion intime et spontanée

Le journal de Stéphane Blanquet

mercredi 26 juillet 06

Poly-games

Chaleur.

Moiteur.

L’asphalte fondu me colle aux pneus.

Mes semelles fondent.

Mes coutures, soudures s’usent a plus de quarante degrés …

Je navigue d’un projet a un autre suivant l’humeur, suivant la résistance nerveuse … J’abandonne pour quelques jours la vénéneuse aux deux éperons pour me changer d’air …poly-games … Je change d’air en dessinant d’autres choses, d’une autre manière, je m’oxygène en dessinant un dessin placenta pour une prochaine sérigraphie … le géniteur … a mettre au dessus du lit du nouveau né ou dans le salon suivant le goût des futurs parents… Je me poly-games en me prostituant du bouts des lèvres pour quelques dessins dans la presse … je fais ma garce graphique, je chipote … Les masses noires et mon épuration graphique de la vénéneuse font placent a des dessins gratouiller plus qu’a mon habitude …pas envi de m’habituer a l’un ou a l’autre, pas envi de faire de choix entre la simplicité ou le plus complexe, les deux me font du bien , me soignent suivant le moment , suivant l’état … Je me poly-games aussi en redécouvrant des livres croisés et oubliés dans ma bibliothèque … le beau livre de Doury sur la naissance de sa fille , premier et dernier exemple. Poly-games dans les rues de Paris pour respirer l’air lourd dans mes poumons … L’air dans ma bouche aussi parfois … Aujourd’hui encore je sors respirer le chaud, le bouillonnement de la chaleur … Choix du papier pour le géniteur … un coup d’œil dans les librairies, un autre sur une sculpture de B.R … sculpture que j’aimerai voler moyennant finance … Puis repos a l’air libre …carnet, ailleurs … …

Illustration pour le droit aux infirmières sexuelles pour les personnes a mobilités réduites ... article a paraitre dans les inrocks sex en aout ...

mercredi 12 juillet 06

Volontaire ou Involontaire ?

Homicide.

Cette nuit, je me suis fait tuer… Un grand coup de couteau dans les poumons…

L’homme était grand, chemisette hawaïenne, peau mâte, lunettes de soleil au dessus d’une moustache épaisse et blonde … Je crois que mon tueur était en short sombre, pas sûre … J’avais remarqué sa silhouette au loin … Il avançait vers moi rapidement , comme si il avait du retard … Je n’ai pas osé le regardé quand nous étions prêt a nous croiser , peur de me dévoiler face au ridicule des cocotiers sur sa chemisette … je sais respecter le grotesque ... J’ai regardé droit, trop droit …. Poing fermé, lame offerte , pénétrante … Je n’ai pas dis un mot , pas un son ni même un regard … Un couteau dans les poumons pour finir la soirée …. Une longue lame ricanante comme unique amie …

Charmante soirée.

Rêve d’hier.

A suivre …

mardi 11 juillet 06

Environ cinquante pour cent

J'étale les 100 premières pages de ma vénéneuse aux deux éperons ... Je calcul... Je prend deux et je multiplie par cent. je prend cent et je multiplie par deux. Je prend deux cent et je soustrais cinquante pour cent ... Je dois encore multiplier par deux ... je suis a mis chemin, trop tard pour revenir au point de départ. Je dois doubler le mise. Tout sur le rouge ? pour une fois, je mise sur le noir ...

a suivre...

dimanche 9 juillet 06

Temps mort

Dimanche.

Un nouveau dimanche.

Un autre dimanche.

Hier J’ai nagé jusqu'à très tard dans ma vénéneuse … L’air était humide, autant que la scène climax de mes trois personnages vénéneux … Ma plume arrachait le papier dans les angles et l’encre séchait mal sur les ratures du dessin … Le personnage X se masturbait en pensant au personnage Z . Le personnage Y ouvrait un livre offert par Z. Z brulait une poupée avec une cigarette … Hier, je flottait dans les vapeurs encore chaude de la marmelade … Hier je relisais une lettre de Robert Crumb qu’il m’avait envoyé A l’époque du Chacal collectif puant … Hier je redécouvrais une lettre de Mattt Konture … Lettre collage , lettre brut , lettre de M.K … Hier je pensais a la suite de la vénéneuse … Ou est ce qu’elle va m’amener ? ou est ce qu’elle va me surprendre … ? Est-ce que les deux cent pages vont me surprendre ? surprendre ? Est-ce que le rythme lent va ralentir le rythme cardiaque du lecteur ? Est-ce que j’ai suffisamment touillée la pâte ? Est-ce la sauce sera digeste ? Est-ce le gras du livre est mauvais pour le cœur ?

Aujourd’hui,c’est dimanche et je dessine comme tous les dimanches, Pour oublier le dimanche …pour ne pas penser que les autres sont en congé ou sur la route, même si j’aimerai aussi être sur la route … une route pour aller loin … Pour ne plus penser le temps du voyage, le temps de ma téléportation …le temps de ma réflexion confuse … Une route pour aller me sucrer dans les fraises … Une route pour aller dans une ville transparente, avec une architecture transparente, avec des hommes, des femmes, des enfants, des objets sans importances, vide de matière … la transparence généralisée aide a me dématérialiser … a me rendre transparent un temps et a me ressourcer de cette matière vide et creuse … les dimanches m’aident a voir ma transparence un court instant …le temps d’un aller simple …le temps de m’apercevoir que le vide renforce mon plein … mon plein d’énergie ou mon plein de matière noble … les os, le sang, les muscles, la graisse ... Le vide des dimanches est mon essence … Mon énervement hebdomadaire … Les dimanches me donnent envie de redoubler d’énergie … de ne pas mollir devant l’inertie, la paralysie générale ….

Vous prendrez bien un temps mort hebdomadaire ? Oui, alors juste un doigt … Un doigt dans la bouche …

A suivre …

vendredi 7 juillet 06

vagina subway

Encore un carnet ouvert ...

a suivre ...

 
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